Pourquoi se restreindre aux documentaires ?

Après le succès de « Ouvrir la Voix », l’Association ALyon-Nous en a profité, en établissant un partenariat avec l’Association Poli’Gones, pour projeter le film « Fleur du désert ». La projection a été suivie d’une discussion sur l’excision avec l’intervention d’Albertine Pabingui, coordinatrice et médiatrice au sein du GAMS (Groupement pour l’abolition des mutilations sexuelles) Rhône-Alpes. En effet, l’excision est une pratique courante en Afrique subsaharienne et dans quelques régions du Proche-Orient et Asie du Sud-Est. Au moins 200 millions de femmes en vie aujourd’hui ont subi des mutilations génitales. Tous les ans, environ 2 millions de fillettes risquent d’être excisées. En France, 50 000 femmes ont subi des mutilations sexuelles.

Le film biographique « Fleur du désert » retrace le parcours de Waris Dirie, jeune somalienne excisée à l’âge de 3 ans. A 13 ans, son père veut la marier de force avec un vieillard en échange de 4 chameaux. L’adolescente fuit alors son pays pour rejoindre Londres. Après 6 ans en tant que bonne à tout faire à l’ambassade de Somalie, elle se fait remarquer par un célèbre photographe de mode. Devenue mannequin, elle met à profit sa célébrité pour dénoncer et combattre l’excision.